La création de la fondation Sénégal Solidaire continue d’alimenter le débat public au Sénégal, notamment autour des questions de gouvernance et de durabilité des initiatives portées par les premières dames.
Portée par Marie Khone Faye et Absa Faye, cette fondation ambitionne de soutenir les politiques publiques dans des secteurs clés comme la santé, l’éducation et l’autonomisation des femmes. Mais pour Seydi Gassama, la réflexion doit aller plus loin. Dans une série de publications sur les réseaux sociaux, il appelle à une structuration plus formelle de ce type d’initiatives afin d’éviter des précédents jugés problématiques.
Le responsable de Amnesty International Sénégal évoque notamment l’exemple d’un hôpital construit à Ninéfécha sous l’impulsion de Viviane Wade, aujourd’hui en grande partie à l’abandon. Selon lui, cette infrastructure aurait été réduite à un simple poste de santé, avec des moyens humains limités. Pour Seydi Gassama, l’absence de cadre institutionnel clair fragilise ce type de projets, souvent dépendants des cycles politiques. Il plaide ainsi pour une « institutionnalisation » des fondations liées aux premières dames, afin d’assurer leur continuité au-delà des changements de régime.






