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Prolongation du mandat des députés et couplage : L’Exécutif lance le ballon de sonde

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De report en report, le couplage des élections que l’on redoute tant pourrait être une option ultime. Ainsi, dans le malin but de venir à bout de sa pensée de prolonger le mandat des députés, mais surtout de coupler les Législatives et la Présidentielle, l’exécutif s’y prépare et lance un ballon de sonde par l’entremise de ses alliés.

C’est dans cet ordre d’idée que l’on peut situer la sortie du député Seydou Diouf, le successeur de Mbaye Jacques Diop à la tête du Ppc, parti membre de Benno Bokk Yakaar. Il admet que l’idéal aurait été que toutes les élections se tiennent à des dates dues. Cependant, il dit regretter qu’«il est difficile de vouloir les tenir à date échue et en même temps satisfaire les revendications des acteurs politiques».

L’exécutif en ordre de bataille…

L’idée fait son petit bonhomme de chemin. Beaucoup d’acteurs politiques s’étaient déjà prononcé sur sa pertinence. Et selon Confidentiel la Lettre Quotidienne, la réflexion est entamée au sein de l’exécutif pour coupler les élections locales prévues au mois de mars 2021 aux élections législatives prévues normalement en juillet 2022.  Outre le caractère dispendieux d’une élection, l’organisation de deux scrutins à moins d’un an d’intervalle replongerait le Sénégal dans un cycle de vote sans fin.

Et selon la publication quotidienne, en effet, « si aucune date n’est indiquée pour le moment, il est désormais clair que les élections locales n’auront pas lieu l’année prochaine ».

D’ailleurs, elle fait remarquer qu’«aucune révision de listes électorales n’a été entamée et désormais presque tous les partis détenteurs de mairies sont dans la coalition présidentielle avec l’arrivée de Rewmi au pouvoir ». L’ajournement sine die des locales ne choque désormais plus personne et le mandat des maires est prolongé depuis au moins 16 mois, lit-on aussi sur le document. D’autant plus que la commission politique du Dialogue national, devait se pencher sur la nécessité du report ou couplage de ces joutes.

Enfin, révèle la même source, le même scénario se profile à l’assemblée nationale où le mandat des députés pourrait être prolongé pour quelques mois ou années à partir de 2022. L’enjeu pour le pouvoir est d’attendre 2024 pour coupler lesdites élections, locales, législatives ou pourquoi pas présidentielle. La réflexion est donc entamée au sein de la classe politique, mais aussi bien dans l’opposition que dans le pouvoir personne n’est pressé d’aller à ses élections intermédiaires pour se jauger…

Ballon de sonde

Dans la malin but de venir à bout de sa pensée, le pouvoir en place lance un ballon de sonde par l’entremise de ses alliés. C’est dans cet ordre d’idée que l’on peut situer la sortie du député Seydou Diouf, le successeur de Mbaye Jacques Diop à la tête du Ppc, parti membre de Benno Bokk Yakaar. Il admet que l’idéal aurait été que toutes les élections se tiennent à des dates dues. Mais, regrette-t-il, «il est difficile de vouloir les tenir à date échue et en même temps satisfaire les revendications des acteurs politiques».

Avec le report répété des élections Locales, Seydou Diouf ne serait pas, par conséquent, contre le couplage de ces deux élections, tout comme il ne verrait pas d’inconvénient de tenir la Présidentielle et les Législatives en même temps.

L’audit du fichier et l’évaluation du processus électoral, réclamés par l’opposition notamment, ont entraîné le décalage des élections locales jusqu’au plus tard le 28 mars 2021. Mais la lenteur dans le choix des experts en charge de ces deux points a encore repoussé de fait ces élections. Seydou Diouf qui l’a rappelé hier estime, tout de même, que ces deux points ayant fait l’objet de consensus sont finalement une affaire de tous les acteurs politiques.

Invité du Jury du dimanche, le député de Benno bokk yaakaar (Bby) souligne qu’à ce rythme, «notre pays ne prendra pas le temps de travailler». S’il n’a «pas d’avis tranché» sur cette question, il prône, cependant, une réflexion sur «le séquen­çage de tout cela en lien avec l’obligation de mettre le pays au travail». M. Diouf ne serait pas d’ailleurs contre le couplage, «si le contexte l’exige». Il explique : «Si on doit faire les élections locales dont on ne connaît pas encore la date, est-ce que ça ne va enjamber sur la tenue des Législatives ?

Est-ce qu’il faut faire les Législatives et les Locales ensemble ? Cela peut-être une option, mais je n’ai pas dit que c’est la mienne. Une autre option serait de dire : «on n’a qu’à tenir les Locales en 2022 et essayer de voir comment coupler les Législatives et la Présidentielle de 2024 «pour éviter justement que notre pays connaisse une élection législative à mi-mandat par rapport à l’élection présidentielle, ce qui pourrait avoir des conséquences sur le fonctionnement des institutions».

Pape Alassane Mboup-Senegal7

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