Le procès en appel des 18 supporters sénégalais détenus au Maroc s’ouvre ce lundi 13 avril 2026 à Rabat, dans un contexte marqué par des tensions persistantes entre Sénégal et le royaume chérifien.
Cette nouvelle étape judiciaire est particulièrement attendue, tant par les familles des prévenus que par l’opinion publique sénégalaise, fortement mobilisée depuis les incidents survenus en marge de la finale de la CAN 2025.
Du côté de la défense, l’avocat Patrick Kabou affiche un certain optimisme. Il assure que les conditions d’un procès équitable sont réunies, tout en espérant un réexamen attentif des faits ayant conduit à la condamnation en première instance. Au-delà du cadre judiciaire, l’affaire prend une dimension institutionnelle avec l’implication de la Confédération africaine de football et de la Fédération royale marocaine de football, désormais parties prenantes dans ce dossier sensible.
Pour de nombreux observateurs, ce procès dépasse le simple cadre pénal. Il s’inscrit dans un climat chargé, alimenté par les controverses liées à la finale de la CAN et aux décisions qui ont suivi. À Dakar, l’affaire suscite une vive émotion et alimente les débats sur la protection des ressortissants à l’étranger. Plusieurs voix appellent à une issue apaisée, susceptible de décrisper les relations entre les deux pays.
MAKOURA DIAGNE/SENEGALDIRECT




