L’Alliance Pour la République (APR) a publié un communiqué dans lequel elle prend acte du récent réaménagement gouvernemental intervenu ce samedi. Le parti exprime une analyse critique de ces changements, en particulier ceux affectant les Ministères de la Justice et de l’Intérieur, ainsi que l’architecture globale du gouvernement. Selon l’APR, ces modifications traduisent à la fois « l’approfondissement d’une dictature au Sénégal, reposant sur le Parti-État, une réalité d’un autre temps inacceptable », et « la volonté manifeste d’une mainmise sur la justice nationale et le dispositif électoral ».
Le parti républicain estime par ailleurs que ce remaniement constitue un « contre-feu destiné à masquer l’inconfort du pouvoir face à des enjeux cruciaux », notamment les relations avec le FMI, la gestion des inondations, la campagne agricole et la politique de l’emploi. Pour l’APR, le gouvernement Sonko 2, par sa composition et ses missions, « illustre la continuité d’une gouvernance tatillonne et l’errance des nouvelles autorités depuis 17 mois, sur fond de règlements de comptes ».
Le communiqué insiste sur « l’incapacité manifeste du régime à traiter les questions prioritaires des Sénégalais en matière de vie quotidienne », ce qui, selon le parti, « préoccupe profondément la population ». Les républicains dénoncent une gouvernance « fondée sur le ressentiment, la propagation de la haine, le fantasme d’une répression systémique et le rêve d’une justice partisane ».
Ainsi, l’APR appelle à une vigilance accrue et à une attention particulière de la société civile face à ce qu’elle qualifie d’évolution inquiétante de la gestion publique. Le parti conclut que ce remaniement, loin d’apporter des solutions aux besoins essentiels des citoyens, reflète davantage un dispositif de contrôle politique et de consolidation du pouvoir en place.




