Recouvrement Des Avoirs Criminels : L’onrac Veut « Jouer Le Rôle De Tampon Entre Les Autorités D’enquêtes Et Judiciaires »

Ziguinchor a donc été la première étape de la tournée nationale de l’Office chargé du recouvrement des avoirs criminels
« Jouer le rôle de tampon entre les autorités d’enquêtes et judiciaires » : telle est l’ambition de l’office national de recouvrement des avoirs criminels  (ONRAC) qui a été l’hôte, il y a quelques jours, des régions Sud du Sénégal.

Ziguinchor a donc été la première étape de la tournée nationale de l’Office chargé du recouvrement des avoirs criminels. A la rencontre des autorités judiciaires des régions de Kolda, Sédhiou et Ziguinchor, il s’est agi, d’une rencontre d’explications et d’échanges pour faire connaitre cet organe aux présidents et procureurs des tribunaux de ces régions de la partie Sud du pays.

En effet, dans la capitale du Sud, la rencontre a été tenue en présence du président de la cour d’appel de Ziguinchor, le procureur général près de la cour d’appel de Ziguinchor, et les autres présidents des tribunaux de grandes instances de Kolda et Sédhiou. Les procureurs de ces tribunaux ont pris part à cette rencontre organisée dans le but de faire connaitre cette instance juridique, presque une année après sa création en juillet 2021. Selon Mor Ndiaye, Directeur général de l’ONRAC, « cet organe a pour mission, la gestion des biens saisis et confisqués dans le cadre d’une procédure pénale et aussi la gestion centralisée des sommes d’argent, des sommes qui sont inscrits dans des comptes bancaires ou des sommes en espèces en plus de la gestion du recouvrement et cautionnement en matière pénale, en plus de la mission d’exécution des décisions de justice.  Il va jouer le rôle de tampon entre les autorités d’enquêtes et judiciaires en amont pour la gestion en aval pour l’exécution de la peine complémentaire de confiscation, une fois les mesures conservatoires validées ».

En outre, l’office national de recouvrement des avoirs criminels veut mettre fin aux décisions de justice prises et dont le suivi fait défaut. « Toute décision de justice doit faire l’objet d’exécution et de suivi pour rendre efficace la justice. En outre, les populations qui doivent subir des dommages ou recevoir des indemnités suite à une décision de justice vont pouvoir voir enfin la justice appliquée pour elles », confie le Magistrat Mor Ndiaye Directeur Général de l’Onrac.
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