Le Premier ministre Ousmane Sonko a tenu ce mercredi une rencontre avec les acteurs du secteur privé national pour présenter son plan de redressement économique et répondre aux critiques qui entourent ce programme.
Lors de cette rencontre, le chef du gouvernement a réagi aux commentaires de certaines personnalités qui, selon lui, cherchent à politiser le débat autour de ses orientations. « À chaque fois qu’on fait quelque chose, il y a des gens, pour des raisons politiciennes, qui essaient toujours de politiser le débat », a-t-il déclaré, rapporté par Seneweb.
Le Premier ministre s’est particulièrement attardé sur les critiques portant sur la fiscalité. Il a rappelé que tout État repose sur plusieurs leviers financiers : « J’ai entendu des gens dire qu’un pays ne vit pas de fiscalité. Et un pays vit de quoi ? Vous avez la fiscalité, vous avez la dette, vous avez l’aide au développement, la monnaie dont nous ne disposons pas car nous n’avons pas de politique monétaire. Si vous n’avez pas de fiscalité, vous vivriez de quoi ? De dette ? Un pays vit de fiscalité », a-t-il affirmé.
Ousmane Sonko a tenu à rassurer les opérateurs économiques sur l’impact du programme sur l’économie. Selon lui, la réforme fiscale prévue ne vise pas à exercer une pression excessive sur les entreprises ou les citoyens. Au contraire, elle reposera sur « l’application des taux les plus modérés possibles, sur l’assiette la plus large possible ». L’objectif est ainsi de garantir à la fois un financement suffisant pour l’État et un climat favorable aux investissements privés.
Le Premier ministre a conclu son intervention en soulignant l’importance de l’adhésion du secteur privé pour la réussite de ce plan de redressement, tout en réaffirmant la volonté de son gouvernement de mener une politique économique équilibrée et transparente.






