L’ancien président sénégalais Macky Sall a officialisé sa candidature au poste de secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies, avec l’appui de l’Union africaine. Une initiative qui marque son retour sur la scène internationale, dans un contexte mondial caractérisé par une fragmentation croissante de l’ordre multilatéral.
Dans un document d’orientation intitulé « Refonder le multilatéralisme pour un monde meilleur », l’ancien chef de l’État développe une plateforme axée sur la performance institutionnelle et l’efficacité opérationnelle. Il y défend l’idée d’une ONU recentrée sur ses missions fondamentales : prévention des conflits, coordination du développement et réponse aux crises globales.
Sa feuille de route s’articule autour de trois axes structurants : l’intégration des enjeux de paix, de sécurité et de développement dans une approche cohérente ; la revitalisation du multilatéralisme face aux replis souverainistes ; et la réforme de la gouvernance interne de l’organisation. Macky Sall met l’accent sur la rationalisation des agences, la réduction des chevauchements administratifs et la mise en place de mécanismes de financement plus stables et prévisibles.
Il plaide également pour un partenariat renforcé avec les organisations régionales et les institutions financières internationales, estimant que la gestion des crises contemporaines exige des synergies accrues et une coordination interinstitutionnelle plus fluide.
Soutenue par l’Union africaine, sa candidature vise à inscrire davantage le continent africain dans les débats stratégiques sur l’avenir du système multilatéral. Toutefois, la procédure reste encadrée par les règles onusiennes : le futur secrétaire général doit être recommandé par le Conseil de sécurité avant d’être confirmé par l’Assemblée générale.




