Dans une sortie remarquée, Seydi Gassama, directeur exécutif d’Amnesty International Sénégal, a vivement critiqué la dépendance économique du Sénégal vis-à-vis des institutions financières internationales telles que le Fonds monétaire international (FMI) et l’agence de notation Moody’s. Selon lui, ces structures, qu’il qualifie « d’outils du capitalisme », n’ont jamais permis à un pays de se développer durablement.
Seydi Gassama appelle à une rupture avec le “bricolage économique” et plaide pour la mise en place de politiques publiques fortes et cohérentes, fondées sur l’exploitation optimale des ressources locales. Il met en avant le potentiel des régions du fleuve Sénégal, estimant qu’elles pourraient devenir de véritables pôles agricoles capables d’assurer l’autosuffisance alimentaire du pays si elles étaient mieux encadrées et équipées.
L’activiste insiste également sur la nécessité de valoriser les ressources pétrolières et gazières du Sénégal, dont l’exploitation doit, selon lui, être orientée vers l’investissement dans l’éducation et la recherche scientifique. Il appelle à la formation de milliers d’ingénieurs chaque année, afin de bâtir une souveraineté technologique nationale capable de réduire la dépendance extérieure.
Pour Seydi Gassama, le développement ne peut se concevoir sans stabilité politique, paix sociale et bonne gouvernance. Il estime qu’une lutte ferme et sincère contre la corruption est indispensable pour préserver la confiance des citoyens et garantir une gestion équitable des richesses publiques.






