En marge du sommet de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS) à Tianjin, le président russe Vladimir Poutine a salué lundi les efforts de médiation de la Türkiye dans le conflit ukrainien, lors de sa rencontre avec Recep Tayyip Erdogan. Selon l’agence Anadolu, le chef du Kremlin a reconnu le « rôle spécial » joué par Ankara pour favoriser un dialogue direct entre Moscou et Kiev.
Depuis mai, Istanbul a accueilli trois séries de pourparlers entre les deux pays, permettant des avancées sur certaines questions humanitaires. Poutine a qualifié cette contribution turque de « significative » et « demandée », estimant qu’elle offrait un cadre propice au dialogue. Outre la crise ukrainienne, les deux dirigeants ont échangé sur plusieurs dossiers régionaux, notamment au Moyen-Orient, en Afrique du Nord et dans le Caucase. Poutine a mis en avant une coopération « fondée sur la confiance » entre Moscou et Ankara.
Sur le plan économique, les discussions ont porté sur l’essor du commerce bilatéral et des investissements. Le président russe a rappelé l’importance de la commission intergouvernementale russo-turque, réunie à Moscou en juin dernier. La coopération énergétique occupe également une place centrale, avec la poursuite des livraisons de gaz via les gazoducs Blue Stream et Turk Stream. La construction de la centrale nucléaire d’Akkuyu, menée par Rosatom, reste un projet phare du partenariat entre les deux pays.
Poutine a également évoqué le commerce record entre la Chine et les pays membres de l’OCS, qui a atteint 890 milliards de dollars en 2024. Avant les discussions formelles, les caméras du Kremlin ont montré des échanges cordiaux entre les délégations. Pour Poutine, la confiance politique constitue le socle de la coopération russo-turque, appelée à jouer un rôle stratégique dans les équilibres régionaux et internationaux.