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Sport Violence et pari-foot : la jeunesse sénégalaise de plus en plus “accro”

La mobilisation s’organise dans les stades au niveau des gradins. Et ce jeu de
hasard gagne du terrain surtout dans les championnats populaires plus connu
“Navetane”.
« Cette jeunesse est consciente. » Tel est le commentaire formulé par le premier
ministre Ousmane Sonko alors qu’il rapportait, lors d’un discours à Dakar le 30
juillet, avoir été interpellé par un jeune de 23 ans « sur les ravages que les jeux de
hasard causent dans la jeunesse et notamment sur les effets de la publicité ».
Le phénomène du jeu de hasard a vite gagné du terrain dans les stades surtout
dans les gradins. Pourtant, sur les réseaux sociaux comme le WhatsApp, il
continue de nourrir les échanges. Le succès des paris sportifs, c’est de gagner
l’argent facilement. Oumar Ndiaye surnommé Apash âgé de 29 ans. Après avoir
constaté que ses amis jouent toujours plus d’appétit, il décide d’y lancer. Depuis,
il a reçu des centaines mais il a perdu des milliers mais jamais s’en lasser. « Ce qui
est drôle dans cette histoire : des gens qui commencent à parier, perdent le
contrôle, et surtout perdent de l’argent », raconte-t-il.
« Parfois, ça va plus loin, avec ces jeunes qui se lancent dans la délinquance pour
payer les paris ou éponger des dettes… », explique Apash. Il précise que les profils
des équipes et les ASC jouent et qui lui écrivent sont souvent proches : des
hommes, jeunes. Parmi les messages qu’il reçoit, nombre trahissent le désarroi. «
Je travaille depuis plus de deux ans, mais impossible d’épargner… je prie que Dieu
me donne la force d’arrêter » implore l’un. « Je suis fatigué, j’ai envie de
recommencer ma vie à zéro » dit un autre.
Le secteur des paris est aussi rattrapé par des affaires judiciaires. Le 4 août, le
directeur général de Premier Bet Sénégal a été arrêté à l’aéroport international
Blaise-Diagne de Dakar (AIBD). Quelques jours auparavant, des employés de
l’entreprise lancée dans le pays en 2013 recevaient un message WhatsApp de leur
direction qui annonçait une cessation de l’activité. Depuis, ils se rassemblent à
Dakar pour exiger des explications. Abdoulaye Cissé, l’un d’eux, tonne : « Nous
étions plusieurs centaines à travailler pour eux, certaines indemnités n’ont pas été
versées… Alors que je peux vous assurer : je gérais un “shop”, un point de pari
physique au marché Dior de Dakar, on faisait un argent fou ! » La société doit 12
milliards de francs CFA aux impôts (18,3 millions d’euros).
Violence dans les stades
Cette violence est devenue inquiétante par suite de la diversité et de la gravité
des problèmes auxquels les jeunes sont confrontés : le pari dans les matchs de
foot…
Le premier choc remonte en Aout 2023 ou, en raison de L’envahissement de la
pelouse du stade Municipal Birane Ly des Parcelles Assainies, le match pour les de
poule du Championnat populaire “navetane” opposant deus ASC très populaire.
De sérieux incidents ont émaillé la rentrée aux vestiaires des arbitres. Une somme
d’un million et poussière ont été misé entre les supporter des deux camps.
Chacun des deux partis pensent que son équipe est plus fort et va remporter ce
derby. Apres cette partie beaucoup de dégât matériel et des blessés ont été
constaté et causé par le camp supposé perdant et la compétition a été suspendu
jusqu’nouvel ordre.
Les conséquences de cette violence
Tout comme pour les causes, les conséquences de la violence dans les stades sont
fort nombreuses et variées. En effet, acteurs et supporters constituent, les deux
principaux groupes de personnes que l’on rencontre dans le cadre de la pratique
sportive. Mais à côté d’eux, on trouve également diverses autres catégories de
personnes, de structures, de matériels qui peuvent subir les effets de cette
violence. Les conséquences peuvent donc se situer au niveau des personnes, des
structures, des infrastructures et des biens.
La violence dans les stades ne fait pas que des blessés, elle tue aussi.
Le vandalisme consécutif à la violence crée d’importants dommages, individuels
ou collectifs. Au plan individuel, le pillage des magasins et commerces de
particuliers, leur crée des pertes considérables dont ils pourraient peut-être se
relever difficilement, risquant ainsi de voir toute une vie de labeur compromise en
quelques heures. A ce niveau, des véhicules sont pris d’assaut et les passagers
détroussés de leurs biens.
Au plan collectif, la destruction des édifices publics dont les stades, qui sont
importants et nécessaires, est une atteinte au patrimoine national et leur
reconstruction (payée par les contribuables) grève encore les budgets, créant une
situation plus pesante.
Face à l’augmentation des actes de violence commis par les groupes de
supporters, les autorités ont l’obligation de réagir.
Mesures répressifs
L’éducateur, en général, répugne toujours à appliquer des sanctions. Pourtant les
sanctions constituent un mal nécessaire, dans la mesure où elles sont perçues
comme des nervis dissuasives, qui visent à décourager les mauvaises actions et les
délits de toute nature.
Ces mesures préventives et répressives relèvent également de la compétence des
autorités publiques.

 

Makoura Diagne

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