Face à l’escalade des tensions au Moyen-Orient, l’Union européenne a pris officiellement position contre toute attaque ciblant des infrastructures civiles en Iran. Bruxelles appelle à la diplomatie et à la modération, soulignant les risques humanitaires et économiques d’un conflit élargi.
Lors d’une conférence de presse mardi, la porte-parole de la Commission européenne, Anitta Hipper, a fermement dénoncé les menaces visant des ponts et centrales électriques, soulignant que de telles actions pourraient toucher des millions de civils et provoquer une instabilité régionale accrue. Elle a insisté sur le respect du droit international humanitaire et sur la nécessité de privilégier la négociation pour résoudre la crise.
Cette prise de position intervient après les avertissements du président américain Donald Trump, qui a menacé d’intervenir militairement si le détroit stratégique d’Ormuz n’était pas rouvert dans le délai imparti. Le contexte est particulièrement tendu depuis l’offensive américaine et israélienne du 28 février dernier contre l’Iran, qui a fait plus de 1 340 morts, dont l’ancien guide suprême Ali Khamenei. En réponse, l’Iran a mené des frappes de drones et de missiles contre Israël et plusieurs pays du Golfe, provoquant des perturbations dans le trafic aérien et sur les marchés mondiaux, tout en accentuant les pertes humaines et matérielles. L’UE insiste sur le rôle crucial de la diplomatie pour éviter un conflit généralisé.
OUSMANE DIOP/SENEGALDIRECT






