À l’approche de la célébration de la Fête de l’Indépendance du Sénégal, la ville de Thiès remet au cœur du débat une revendication majeure : la relance du réseau ferroviaire, perçue comme un levier essentiel de redynamisation économique.
Dans cette ancienne capitale du rail, les populations expriment avec insistance leur souhait de voir renaître un secteur qui a longtemps façonné l’identité et l’activité économique locale. Pour de nombreux habitants, l’avenir de Thiès reste intimement lié à celui des chemins de fer. En marge d’une exposition consacrée à l’histoire ferroviaire, le ministre de la Culture Amadou Bâ, représentant son collègue des Transports, a réaffirmé la volonté des autorités de replacer le rail au centre des priorités nationales. Une orientation impulsée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye dans le cadre de la Vision Sénégal 2050.
« Refaire du rail un moteur de croissance est un choix stratégique », a-t-il déclaré, soulignant que l’abandon progressif du réseau ferroviaire depuis les années 1990 a contribué au déclin économique de plusieurs régions. Le gouvernement ambitionne ainsi de reconstruire et d’étendre le réseau à l’échelle nationale, misant sur le rail comme solution de mobilité plus cohérente et économiquement viable que la multiplication d’infrastructures aéroportuaires régionales.
Selon les autorités, la relance du secteur ferroviaire constitue un pilier du redécollage économique du pays, avec un rôle central attribué à Thiès. « Le renouveau de Thiès sera celui du rail », a insisté le ministre. Par ailleurs, l’État s’engage à apurer le passif social des anciens cheminots, une revendication ancienne restée sans solution depuis plusieurs décennies. Une mesure jugée essentielle pour accompagner la renaissance du secteur.
MOUSSA NOEL/SENEGALDIRECT






