Le tribunal des flagrants délits de Thiès a examiné ce mercredi le cas de A. Kâ, poursuivi pour offre ou cession de stupéfiants. Une affaire singulière, sur fond de préparation de mariage et de possession de drogues de synthèse.
Les faits remontent à la veille de son mariage, prévu le 25 avril 2026, lorsque le jeune homme a été interpellé par les forces de l’ordre en possession de 20 comprimés d’ecstasy.
Lors de l’enquête préliminaire, A. Kâ avait reconnu les faits devant les enquêteurs. Il avait expliqué avoir acquis la marchandise à Dakar auprès d’un individu identifié comme Sidy Diop, et affirmé qu’il comptait se rendre à Diass pour la revendre afin de financer les dépenses liées à son mariage.
Cependant, à la barre, le prévenu est revenu sur ses déclarations initiales. Il a soutenu que les comprimés étaient destinés à sa consommation personnelle pendant les festivités, niant toute intention de revente.
Une version qui n’a pas convaincu le parquet. Le procureur de la République a estimé que les éléments du dossier confirmaient l’infraction d’offre ou de cession de stupéfiants. Tenant compte de la gravité des faits et de la nature du produit saisi, il a requis une peine de deux ans d’emprisonnement ferme.
Le tribunal a mis l’affaire en délibéré et rendra sa décision dans les prochains jours.






