Un dossier de cybercriminalité a été examiné devant le tribunal des flagrants délits de Thiès, mettant en cause un jeune électricien poursuivi pour collecte illicite de données personnelles et extorsion de fonds via les réseaux sociaux.
Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu aurait mis en place un stratagème reposant sur l’usurpation d’identité en ligne. Il se faisait passer pour une femme sur Facebook, utilisant une fausse photo et un prénom féminin pour entrer en contact avec ses cibles. Sous cette identité fictive, il proposait des échanges en visioconférence contre une somme modique.
Les investigations révèlent que, lors de ces interactions, il incitait ses interlocuteurs à adopter des comportements intimes, tout en enregistrant les séquences. Les images ainsi obtenues servaient ensuite de levier pour exercer un chantage, les victimes étant menacées de diffusion si elles refusaient de payer.
À la barre, le mis en cause a reconnu les faits, admettant avoir reproduit ce procédé à plusieurs reprises. Parmi les témoignages recueillis, celui d’un homme affirmant avoir été approché par le faux profil, sans toutefois aller jusqu’à l’appel vidéo, après avoir versé une première somme.
Un autre plaignant, absent à l’audience, aurait quant à lui été victime d’un chantage après un échange filmé. Par l’intermédiaire de son avocat, une demande de réparation financière a été formulée.
Le ministère public a insisté sur la gravité des faits, estimant qu’ils portent atteinte à la vie privée et à la dignité des victimes. Une peine de six mois d’emprisonnement ferme a été requise. Le tribunal a mis sa décision en délibéré.




