Le président américain Donald Trump a donné lundi un ultimatum de 50 jours à la Russie pour mettre fin à la guerre en Ukraine, menaçant d’imposer des sanctions économiques sévères, notamment des droits de douane à 100 % sur les pays alliés de Moscou. Visiblement irrité, Trump a déclaré depuis la Maison Blanche : « Je suis déçu de Poutine, je pensais qu’un accord aurait été trouvé il y a deux mois. »
Aux côtés du secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, Trump a aussi annoncé l’envoi massif d’armes à l’Ukraine. Des équipements militaires d’une valeur de plusieurs milliards de dollars seront achetés aux États-Unis et rapidement transférés via l’OTAN, incluant des missiles, des munitions et des systèmes de défense aérienne, notamment des Patriots.
Sur le terrain, les soldats ukrainiens saluent cette aide, espérant une meilleure protection des civils et des troupes face aux frappes russes, en forte hausse ces dernières semaines. Le président Zelensky s’est montré reconnaissant envers Washington, après une rencontre avec l’émissaire américain Keith Kellogg à Kiev, et a plaidé pour un renforcement des sanctions contre Moscou.
Malgré plusieurs tentatives diplomatiques échouées depuis son retour à la Maison Blanche, Trump semble durcir le ton, regrettant que Poutine ait poursuivi les bombardements malgré les discussions.
Pendant ce temps, la Russie poursuit ses offensives, annonçant la prise de deux villages dans les régions de Donetsk et de Zaporijjia. Au moins trois civils ont été tués dans des attaques à Kharkiv et Soumy.
Dans un contexte tendu, Volodymyr Zelensky a également proposé de nommer l’actuelle ministre de l’Économie, Ioulia Svyrydenko, au poste de Première ministre, soulignant le caractère crucial de cette période pour l’Ukraine.