Le procureur de Ziguinchor, Alioune Abdoulaye Sylla a animé un point de presse ce jeudi pour faire le point sur l’enquête qui fait suite à la tuerie de Boffa survenue le 6 janvier dernier à Toubacouta (Ziguinchor). Il avait à ses cotés le Colonel Thiam, Commandant de la région sud et le Lieutenant Colonel Issa Diack, Commandant de la section recherche de la gendarmerie de Ziguinchor. Rewmi.com vous donne en intégralité sa déclaration.
» Il résulte de l’enquête que l’attaque du 6 janvier a été planifiée et exécutée par une personne pour le compte de deux villages. La décision a été prise lors d’une réunion, et l’opération a été menée par des personnes de la localité, avec un renfort d’hommes sous les ordres d’un lieutenant d’une faction qui s’est déplacé spécialement pour l’exécution de la tache. A cette fin, une partie des armes, minutions et tenues serait venue des bases d’un front; le reste de la logistique était détenu par des personnes habitant la localité. Après une identification des personnes supposées avoir pris une part active à la tuerie par les moyens précités, la section de recherche, appuyée par le GIGN et la (…) a mené avec succès l’opération ayant permis l’interpellation d’une vingtaine de personnes parmi les cibles prioritaires. La suite de l’enquête a permis d’identifier et de garder à vue celui qui aurait planifié l’opération et 15 autres personnes qui auraient pris une part active dans les faits objets de la présente procédure. Les autres qui sont au nombre de neuf (9) ont été libérées faute de charge suffisante à ce stade de la procédure. Une information judiciaire a été ouverte, et le juge d’instruction saisi sous les présomptions d’association de malfaiteurs, participation à un mouvement insurrectionnel, assassinant, tentative d’assassinat, détention d’arme sans autorisation administrative, coups et blessures volontaires, vol en réunion. Et le mandat de dépôt a été requis par le procureur de la République. »
Pour rappel, 13 bûcherons (le nombre est porté à 15 quelques jours plus tard) ont été lâchement assassinés par des hommes armés, en Casamance, précisément dans la forêt classée de Boffa, village situé dans le département de Nyassia.






