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Tulsi Gabbard accuse Barack Obama de “conspiration traîtresse” et secoue Washington

Un séisme politique agite Washington depuis le 18 juillet 2025. Tulsi Gabbard, ancienne élue démocrate devenue directrice du renseignement national américain et proche alliée de Donald Trump, a publiquement accusé l’ancien président Barack Obama de « conspiration traîtresse ». Sur X (ex-Twitter), elle affirme que l’administration Obama aurait manipulé les agences de renseignement pour fabriquer de fausses preuves d’ingérence russe lors de la présidentielle de 2016, remportée par Donald Trump.

Selon Gabbard, cette supposée machination visait à discréditer Trump dès le départ, en remettant en cause la légitimité de son élection. Elle qualifie l’opération de « coup d’État planifié de longue date » orchestré via la CIA et d’autres organes de renseignement. L’ancienne parlementaire devenue figure du trumpisme affirme même avoir transmis à la justice plusieurs documents à l’appui de ses allégations, notamment des notes issues du bureau de James Clapper, ex-directeur du renseignement national, et une évaluation sur les cybermenaces électorales de 2016.

Gabbard accuse l’équipe Obama d’avoir voulu « subvertir la volonté du peuple américain » en s’ingérant dans le processus de transition du pouvoir. Cette attaque frontale, spectaculaire de par sa nature et son timing, survient alors que Gabbard s’impose comme l’un des piliers du clan Trump, à qui elle a officiellement apporté son soutien avant l’élection présidentielle de 2024.

Les réactions du camp démocrate n’ont pas tardé. Plusieurs élus, notamment du Connecticut et de Virginie, ont dénoncé « une tentative irresponsable de réécriture de l’histoire ». Ils rappellent que toutes les enquêtes sérieuses — y compris celle du Sénat américain en 2020 — ont confirmé l’existence d’une ingérence russe, sans pour autant attribuer une quelconque responsabilité à Barack Obama. Dès 2017, la CIA, le FBI et la NSA avaient déjà relevé des interférences russes, sans conclure à une influence décisive sur le scrutin.

Pour de nombreux observateurs, les propos de Gabbard semblent surtout viser à renforcer son image auprès des électeurs trumpistes, quitte à jeter le discrédit sur les institutions qu’elle dirige. Une stratégie jugée périlleuse, tant sur le plan démocratique que sécuritaire.

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