L’accalmie observée durant le week-end à l’Université Gaston Berger (UGB) de Saint-Louis n’aura été que de courte durée. Ce lundi 9 février 2026, de nouvelles tensions ont éclaté sur le campus, ravivant la crise sociale qui secoue l’institution depuis plusieurs jours et perturbant la tranquillité de la capitale du Nord.
À l’origine de cette reprise des manifestations, un désaccord persistant entre les étudiants et l’administration du Centre régional des œuvres universitaires de Saint-Louis (CROUS). Les revendications portent essentiellement sur les conditions de vie universitaire, notamment la restauration et les retards dans le paiement des bourses.
Dans la matinée, la direction du CROUS avait tenté de désamorcer la situation en procédant à la réouverture du restaurant universitaire n°2. Cette décision, présentée comme un geste d’apaisement, s’accompagnait toutefois d’une exigence de présentation obligatoire de tickets pour accéder aux repas. Une mesure justifiée par l’indisponibilité du restaurant n°1, rendu impraticable après des saccages survenus lors de précédentes manifestations.
Mais cette initiative n’a pas suffi à calmer la colère estudiantine. Selon Sud Quotidien, des étudiants résidant sur le campus de Sanar ont investi, dans l’après-midi, la Route nationale n°2 (RN2), qu’ils ont totalement bloquée. Cette action a provoqué une paralysie du trafic pendant près de trois heures, isolant temporairement une partie de la ville de Saint-Louis et perturbant fortement la circulation sur cet axe stratégique.
Le retour au calme est intervenu en fin de journée, permettant la reprise progressive du trafic. Toutefois, la vigilance reste de mise. Un important dispositif sécuritaire demeure déployé autour de l’université et le long de la RN2, avec des éléments de la Gendarmerie nationale, afin de prévenir toute nouvelle flambée de tensions.
LA REDACTION/SENEGALDIRECT






