L’affaire a débuté de manière inattendue, lorsque Nd. S. DIOUF, préoccupé par l’état de son fils, a alerté la police. Ce dernier avait été interné après avoir consommé du haschisch et une forte dose de médicaments psychotropes. Pour éclaircir les circonstances, les policiers du commissariat de Dieuppeul ont examiné le téléphone portable du jeune homme, alors en convalescence. Cette fouille a révélé les rouages d’un trafic insoupçonné.
L’exploitation du téléphone a rapidement mené à l’identification et à l’interpellation d’Alpha CISSE, un étudiant de 26 ans en première année de Transport Logistique à BEM School, résidant à Sacré-Cœur. Alpha CISSE, interrogé sur l’origine des comprimés psychotropes de type Alpraz qu’il revendait à des jeunes des quartiers de Sacré-Cœur et Liberté, a désigné sa source : une vendeuse en pharmacie.
Il a révélé s’être approvisionné sans ordonnance auprès de Fatou DIENG, 36 ans, domiciliée à Benne Tally. Face à ces révélations, les enquêteurs ont procédé à l’interpellation de Fatou DIENG. Lors de son interrogatoire, elle a reconnu les faits, admettant que ce médicament, classé au tableau 2, ne devait être délivré que sur présentation d’une ordonnance médicale, ce qui n’a manifestement pas été le cas dans cette affaire, selon des sources proches de l’enquête.
Alpha CISSE et Fatou DIENG ont tous deux été placés en garde à vue. Les charges retenues contre eux incluent l’usage abusif de substance psychotrope, le trafic et le détournement de ces mêmes substances, ainsi que la mise en danger de la vie d’autrui.






