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Un vaste réseau de proxénétisme démantelé : 152 vidéos p0ronographiques saisies

Démantèlement d’un réseau p0rnographique a Keur Massar impliquant 6 personnes. Plus de 150 vidéos p0ronographiques saisies par les éléments de la Brigade de recherches de Keur Massar.

Un vaste réseau de tournage et de diffusion de vidéos pornographiques, aux ramifications européennes, a été démantelé par la Brigade de recherches de Keur Massar. Cinq personnes, dont un commerçant présenté comme le recruteur central et un technicien chargé des prises de vues, ont été déférées, hier lundi, devant le Parquet de Pikine-Guédiawaye.

Les enquêteurs évoquent 152 vidéos saisies, une organisation structurée et des poursuites lourdes. La Brigade de recherches (BR) de la compagnie de gendarmerie de Keur Massar a présenté, hier, cinq mis en cause au procureur de la République près le Tribunal de grande instance de Pikine­-Guédiawaye.

Il s’agit selon le journal Source A, de Modou Seck, dit « Papito » (31 ans, commerçant), d’Ibrahima Diop, alias « Flex » (35 ans, basketteur et technicien), de Mariama Ka (37 ans, commerçante), ainsi que de deux ressortissantes étrangères, Onugbu Lobth (30 ans, congolaise) et Aissatou Cissokho (27 ans, nigériane).

Un vaste réseau de tournage et de diffusion de vidéos pornographiques, aux ramifications européennes, a été démantelé par la Brigade de recherches de Keur Massar Selon l’enquête, leur interpellation fait suite au démantèlement d’un réseau s’activant dans la production et la diffusion de contenus pornographiques, avec des tournages réalisés à Dakar et dans sa banlieue.

Les investigations ont permis la saisie de 152 vidéos à caractère se*uel, principalement retrouvées dans le téléphone portable de Modou Seck, présenté par les gendarmes comme un acteur ­clé du dispositif.

Cinq personnes, dont un commerçant présenté comme le recruteur central, un technicien chargé des prises de vues, ainsi que de deux ressortissantes étrangères, Onugbu Lobth (30 ans, Congolaise) et Aissatou Cissokho (27 ans, Nigériane), ont été déférées, hier, lundi, devant le Parquet de Pikine-Guédiawaye L’affaire dépasse les frontières nationales.

Les enquêteurs soutiennent que le réseau local alimentait des plateformes pornographiques administrées depuis l’Europe, identifiées sous les noms de NANDITE.COM et NEXNA.COM, gérées par des individus connus sous des pseudonymes. Ces administrateurs finançaient les productions, collectaient les contenus et les mettaient à disposition des internautes.

Les investigations ont permis la saisie de 152 vidéos à caractère sexuel, principalement retrouvées dans le téléphone portable de Modou Seck, présenté par les gendarmes comme un acteur-clé du dispositif Le rôle de chacun est détaillé par la BR.

Pour sa part, Ibrahima Diop, alias « Flex », assurait la captation et le montage des vidéos, tandis que Modou Seck et Mariama Ka se chargeaient du recrutement, notamment dans le milieu de la prostitution. Et d’autres membres, encore en fuite, participaient aux tournages ou mettaient à disposition des lieux. Les communications et recrutements transitaient par les réseaux sociaux.

Des connexions en Europe : les premiers éléments de l’enquête indiquent que le réseau local alimentait des plateformes pornographiques administrées depuis l’Europe, identifiées sous les noms de NANDITE.COM et NEXNA.COM, gérées par des individus connus sous des pseudonymes et basés à l’étranger L’enquête a été déclenchée à la suite d’un renseignement appuyé par des éléments vidéo.

Une opération d’infiltration menée sur plusieurs semaines a permis aux gendarmes de recueillir des preuves avant de procéder aux arrestations. Les perquisitions menées aux domiciles des suspects ont été jugées « positives », avec la saisie de matériels audiovisuels, de téléphones et d’objets liés aux faits reprochés.

Placés en garde à vue, les mis en cause ont livré des versions contrastées. Certains reconnaissent des participations ponctuelles, d’autres contestent leur rôle ou invoquent des difficultés financières.

Tous ont sollicité la clémence de la Justice, selon nos informations. Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, proxénétisme, collecte et diffusion d’images à caractère personnel, menaces, chantages, mise en danger de la vie d’autrui et défaut de carnet sanitaire; même si certains reconnaissent des participations ponctuelles, d’autres contestent leur rôle ou invoquent des difficultés financières.

À l’issue des auditions, la BR estime que des « indices graves et concordants » ont été réunis. Les suspects sont poursuivis pour association de malfaiteurs, proxénétisme, collecte et diffusion d’images à caractère personnel, menaces, chantages, mise en danger de la vie d’autrui et défaut de carnet sanitaire.

Les recherches se poursuivent pour interpeller les autres membres présumés du réseau, une dizaine d’individus apparaissant sur les vidéos analysées. Toute évolution fera, assure la gendarmerie, l’objet d’une procédure complémentaire.

SourceA

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