Une tentative présumée de coup d’Etat échouée au Burkina Faso …

Après le coup d’État de 2015 au Burkina Faso le 16 septembre 2015 au 23 septembre 2015.

Des tirs ont été entendus dimanche en fin de journée à Ouagadougou près de la résidence de Roch Marc Christian Kaboré, président du Burkina Faso en proie à des violences jihadistes, où des mutineries ont eu lieu dans plusieurs casernes, ont rapporté des habitants à l’AFP.

Un hélicoptère, tous feux éteints, a également survolé le quartier de la Patte d’oie où se situe la résidence, au moment où ont eu lieu les tirs qui, d’abord nourris, sont devenus ensuite plus sporadiques, selon des habitants du quartier.
Des tirs d’une grande intensité ont également été entendus par des résidents presque au même moment dans les camps militaires Sangoulé Lamizana et et Baba Sy de la capitale Burkinabè.

Des soldats se sont mutinés dimanche dans plusieurs casernes du Burkina Faso, dont celles de Sangoulé Lamizana et de Baba Sy, pour réclamer le départ des chefs de l’armée et des « moyens adaptés » à la lutte contre les jihadistes.

Des mutineries ont également eu lieu à la base aérienne de Ouagadougou, ainsi qu’à Kaya et Ouahigouya, dans le nord du Burkina où sont en majorité concentrées les attaques jihadistes, selon des habitants et des sources militaires.

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Le gouvernment a réagi en reconnaissant ces tirs dans plusieurs casernes, démentant cependant « une prise de pouvoir par l’armée ».

Dimanche soir, le président Kaboré, a décrété « jusqu’à nouvel ordre », à partir de dimanche, un couvre-feu de 20H00 à 05H30 (locales et GMT).

« Nous voulons des moyens adaptés à la lutte » anti-jihadiste « et des effectifs conséquents », ainsi que le « remplacement » des plus hauts gradés de l’armée nationale, indique dans un enregistrement sonore parvenu à l’AFP un militaire de la caserne Sangoulé Lamizana, sous couvert de l’anonymat.

Il a en outre souhaité « une meilleure prise en charge des blessés » lors des attaques et des combats avec les jihadistes, ainsi que « des familles des défunts ».

Ce militaire n’a pas réclamé le départ du président burkinabè Roch Christian Kaboré, accusé par une grande partie de la population excédée par la violence, d’être « incapable » de contrer les groupes jihadistes.

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