Le Sénégal s’apprête à généraliser la vidéo-verbalisation, un système déjà en vigueur dans plusieurs pays industrialisés. Le ministre des Transports terrestres et aériens, Yankhoba Diémé, a annoncé ce dimanche 22 février 2026 que le dispositif, testé durant sept mois sur l’Autoroute Ila Touba, est désormais opérationnel.
24 000 véhicules détectés, 46 % en infraction
Selon le ministre, la phase pilote a permis de détecter 24 000 véhicules. Parmi eux, 11 000 ont été signalés pour infraction, soit un taux de 46 %.
Les manquements les plus fréquemment relevés sont :
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l’usage du téléphone au volant,
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le non-port de la ceinture de sécurité (y compris avec vitres teintées),
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l’excès de vitesse, considéré comme l’infraction la plus répandue.
Un système automatisé
Les radars installés permettent l’identification automatique des plaques d’immatriculation. Le contrevenant reçoit une notification l’informant de l’infraction constatée et de l’amende à régler, avant même son arrivée à destination.
Le ministre précise que le dispositif a reçu l’aval du président de la République ainsi que du Premier ministre, Ousmane Sonko.
Un ensemble de réformes structurelles
La vidéo-verbalisation s’inscrit dans un « package » plus large de réformes visant à renforcer la sécurité routière. Parmi les mesures annoncées :
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l’instauration du permis à points,
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la révision du Code de la route,
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la généralisation des radars automatiques,
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le renforcement du contrôle technique,
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l’immatriculation électronique,
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le déplafonnement des sanctions.
Selon Yankhoba Diémé, les ajustements législatifs nécessaires sont « presque finalisés ».
LA REDACTION/SENEGALDIRECT






