La visite du président de la Confédération africaine de football à Dakar continue de susciter des réactions dans les milieux politiques et diplomatiques. Dans une publication largement relayée, Souleymane Jules Diop a exprimé de vives réserves sur le niveau protocolaire accordé à Patrice Motsepe lors de son séjour au Sénégal.
Selon lui, une audience au sommet de l’État aurait relevé d’un encadrement plus strict, relevant prioritairement du ministère en charge des Sports, afin d’éviter toute lecture diplomatique excessive dans un contexte marqué par des tensions autour de la gouvernance du football africain. L’ancien diplomate estime également que cette rencontre aurait pu être conditionnée à des clarifications sur certaines décisions controversées ayant affecté le Sénégal dans des compétitions récentes, ainsi qu’à des engagements sur les messages publics tenus lors de la visite à Dakar.
Dans son analyse, il souligne aussi la portée symbolique du choix de la capitale sénégalaise comme cadre des déclarations officielles du dirigeant de la CAF, estimant qu’un autre format ou un autre cadre aurait permis des échanges plus neutres et mieux maîtrisés sur le plan diplomatique. Dans un registre plus critique, Souleymane Jules Diop évoque des responsabilités partagées entre plusieurs instances du football international et continental, qu’il accuse implicitement d’avoir produit des décisions jugées défavorables à certaines sélections africaines, dont le Sénégal. Il met en avant, selon son analyse, des interrogations récurrentes sur l’impartialité de la gouvernance du football africain.






