Waly Diouf Bodiang, directeur général du Port Autonome de Dakar, a tenu des propos particulièrement virulents à l’encontre d’une partie de la société civile sénégalaise. Dans une déclaration sans filtre, il accuse certains de ses membres de duplicité, de manipulation et d’opportunisme politique.
Selon lui, une frange de la société civile sénégalaise incarne une forme ancienne de « parasitisme », agissant non pas dans l’intérêt citoyen mais pour des motifs inavoués. Pour Waly Diouf Bodiang, ces acteurs dits indépendants interviennent dans le débat public de manière stratégique, uniquement lorsque les circonstances leur permettent d’en tirer un bénéfice personnel, qu’il soit médiatique ou politique.
Le DG du port ne s’arrête pas là. Il décrit ces figures comme des « politicards et profitards encagoulés », qui exploitent les crises sociales ou politiques pour renforcer leur position ou se faire une place sur la scène publique. Dans son discours, il dénonce un mélange malsain entre militantisme citoyen et ambitions partisanes, brouillant ainsi les repères entre engagement désintéressé et quête d’influence.
Cette sortie très critique intervient dans un contexte où le rôle et la légitimité de la société civile sont régulièrement débattus au Sénégal, notamment lors des périodes électorales ou de tensions sociopolitiques. Si certains saluent la vigilance et la capacité d’interpellation de ces acteurs, d’autres, comme Waly Diouf Bodiang, y voient un cheval de Troie politique masqué sous un vernis d’indépendance.
Les réactions à cette déclaration ne se sont pas fait attendre, plusieurs figures de la société civile ayant déjà commencé à dénoncer une attaque injuste et généralisée contre l’ensemble de leur corps.