La mort d’un jeune travailleur d’origine malienne, découverte la semaine dernière dans un établissement de type « Taagana », à Ziguinchor, a finalement été qualifiée de suicide par les enquêteurs. Le drame, survenu le mercredi 5 mars, avait suscité une vive émotion dans le quartier de Santhiaba ainsi que dans plusieurs quartiers de la commune.
Dans les heures ayant suivi la découverte du corps, une enquête a été ouverte par la police afin de déterminer les circonstances exactes du décès. Un individu soupçonné d’être impliqué dans l’affaire avait même été interpellé et placé en garde à vue, alimentant la thèse d’un possible homicide.
Toutefois, au fil des investigations, les éléments recueillis ont progressivement orienté les enquêteurs vers une autre piste. Les témoignages recueillis auprès de plusieurs personnes entendues dans le cadre de l’enquête, ainsi que les constatations effectuées sur les lieux, ont permis d’écarter l’hypothèse d’un meurtre.
Les conclusions de l’examen médico-légal et de l’autopsie ont également conforté cette orientation. D’après les informations recueillies par les enquêteurs, les indices matériels et les analyses scientifiques ne montrent aucune trace d’intervention extérieure.
Les auditions menées auprès de l’employeur de la victime et de certains de ses proches ont par ailleurs révélé que le jeune homme traversait une période difficile. Plusieurs témoignages évoquent notamment des signes de détresse psychologique et un état de dépression.
Au terme de ces investigations, les autorités ont classé le dossier en concluant à un suicide. Le corps du jeune homme, né en 2005, a été remis à sa famille le samedi 7 mars afin de procéder à son inhumation.
L’affaire, qui avait profondément marqué les habitants du quartier Santhiaba, connaît ainsi son épilogue judiciaire, même si l’émotion reste vive au sein de la communauté.






