Afrique du sud : l’ancien président Jacob Zuma condamné à 15 mois de prison

(FILES) In this file photo taken on January 28, 2018 South African President Jacob Zuma attends the opening of the Ordinary Session of the Assembly of Heads of State and Government during the 30th annual African Union summit in Addis Ababa. South Africa's political impasse deepened on February 10, 2018 with no resolution to extended talks over President Jacob Zuma's expected departure from office after his own party called for him to resign. Cyril Ramaphosa, the president-in-waiting, and the ruling ANC party have said negotiations should be concluded within days, but have given no details about how Zuma will be eased out of power. / AFP PHOTO / SIMON MAINA

La cour institutionnelle sud-africaine mardi l’ancien président Jacob Zuma à 15 mois d’emprisonnement pour outrage à la justice suite à son refus de comparaître devant une commission anti-corruption.

Saisie par une une commission anti-corruption, la plus haute juridiction a rendu ce verdict ‘’ à la majorité de ses membres’’, a précisé la juge Sisi Khampepe. ‘’La Cour Institutionnelle n’a pas d’autre choix que de conclure que Monsieur Zuma est coupable d’outrage à la justice’’ a déclaré la magistrate avant l’énoncé de la sentence.
Depuis la création de la commission en 2018, Jacob déjà mis en cause par une quarantaine de témoignages, multiplie les manœuvres pour éviter d’avoir à s’expliquer, empilant les recours ou faisant valoir son droit au silence.
Après une énième convocation à laquelle il ne s’est pas rendu fin février, la commission a réclamé une condamnation à deux ans de prison contre l’ancien chef d’état
Lors d’une audience virtuelle en mars, l’avocat de la commission, Tembeka Ngcukaitobi, a estimé que la question n’est pu\lus de savoir si l’ex président doit aller en prison, ‘’mais combien de temps il doit y rester’’. Le statut d’ancien président de Jacob Zuma ‘’ne le protège pas de la loi’’ a-t-il martelé.
Jacob Zuma, 79 ans, n’a témoigné qu’une seule fois devant la commission anti-corruption en juillet 2019. Il avait rapidement claqué la porte, s’offusquant d’être traité comme un ‘’accusé’’
englué dans les scandales il avait été poussé à la démission en 2018. Il a été remplacé par l’actuel président Cyril Ramaphosa, qui a fait de la lutte contre la corruption un cheval de bataille mais a lui-même été appelé à témoigner devant la commission.

Maodo Malick Fall/stagiaire Senegal Direct

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