Aïssata Tall Sall annonce la libération provisoire de 344 détenus

Depuis près d’une semaine, la ville de Dakar est le théâtre d’une vague de libération de détenus, suscitant à la fois l’interrogation et l’espoir au sein de la population*. Selon les déclarations de la ministre de la Justice, Aïssata Tall Sall, pas moins de 344 individus ont été concernés par cette mesure. Cependant, il est important de noter que ces libérations ont été effectuées sous le régime de la « liberté provisoire », un élément crucial à prendre en compte dans l’analyse de cette décision. Aïssata Tall Sall a souligné que chaque dossier a été minutieusement examiné par le procureur, dans le cadre d’une démarche visant à apaiser le climat politique et social du pays, comme annoncé par le président Macky Sall lors du Conseil des ministres du 7 février dernier.

Cette approche individualisée vise à garantir une justice équitable, en tenant compte des circonstances propres à chaque cas. La ministre a également insisté sur le fait que la décision de libérer ou non un détenu relève de la compétence exclusive du juge, soulignant ainsi le respect scrupuleux des procédures judiciaires.

Bien que la majorité des personnes libérées aient été arrêtées lors de manifestations, Aïssata Tall Sall a catégoriquement nié toute implication politique dans ces détentions. Elle a affirmé que les motifs des arrestations n’ont jamais été de nature politique, mais plutôt liés à des infractions avérées. Cette position vise à dissiper toute perception de partialité dans le traitement des affaires judiciaires et à réaffirmer l’indépendance de la justice sénégalaise.

L’initiative de libération des détenus s’inscrit également dans une volonté de désengorger les prisons et de lutter contre les longues détentions préventives, conformément aux normes internationales en matière de droits de l’homme. En effet, la surpopulation carcérale et la durée excessive de la détention en attente de jugement constituent des préoccupations majeures pour les autorités sénégalaises. La libération provisoire apparaît ainsi comme une solution pragmatique pour alléger la pression sur le système pénitentiaire tout en préservant les droits fondamentaux des individus.

Malgré les critiques et les suspicions qui pourraient émerger, Aïssata Tall Sall a réaffirmé avec conviction qu’il n’existe pas de détenu politique au Sénégal, insistant sur le caractère strictement juridique des décisions prises par les autorités judiciaires.

vous pourriez aussi aimer
Laisser un commentaire

Votre adresse email ne sera pas publiée.