Des Irregularités Détectées dans le Projet de la Deuxième Usine de Dessalement d’Eau de Mer : Gel du Contrat Ordonné par Diomaye Faye

Le projet de sur la Grande côte. Un contrat controversé avec Acwa Power. Le projet de construction d’une deuxième usine de dessalement de l’eau de mer sur la Grande Côte, mené par Acwa Power, a récemment fait l’objet de controverses en raison d’irrégularités dans l’approbation et la signature du contrat.

Le contrat a été approuvé par le conseil d’administration de la Sones le 20 mars 2024 sans tenir de pré-conseil, contrairement aux exigences réglementaires, puis signé le 29 mars, rapporte Libération.

Lors de la réunion du conseil d’administration, le ministre de l’Hydraulique a exercé des pressions sur le Directeur Général (DG) et le Président du Conseil d’Administration (PCA) pour obtenir le procès-verbal (PV) de la réunion avant 18-19 heures. Mafall Fall, représentant de la Primature, a exprimé son indignation face à cette précipitation.

Les ordres du jour de la réunion et le cahier des charges d’Acwa Power ont été modifiés, avec des annexes introuvables et des réserves émises par la Direction Centrale des Marchés Publics (DCMP) le même jour.

Acwa Power s’engageait à construire l’usine pour 459 milliards de FCFA et à l’exploiter pendant 30 ans.
La société devait recevoir une subvention annuelle de 20 milliards de FCFA à partir de 2027, augmentant à 40 milliards de FCFA par an à partir de 2030.

Le coût total du projet pour l’État, incluant le prix de vente de l’eau (486 FCFA/m³ comparé au prix actuel de 149,5 FCFA/m³) et d’autres exonérations, était estimé à 1367 milliards de FCFA sur 30 ans.

La représentante du ministère de l’Intérieur a exprimé des suspicions, soulignant que les contrats signés à la veille d’une élection présidentielle sont souvent suspects.
Le représentant de la Primature a relevé sept violations et insisté pour que celles-ci soient consignées dans le PV.

Face aux controverses et aux irrégularités relevées, le Président Bassirou Diomaye Faye a ordonné le gel du contrat.

Ce projet de dessalement, bien qu’ambitieux et potentiellement bénéfique pour l’approvisionnement en eau, est actuellement entaché par des pratiques administratives douteuses et des préoccupations financières majeures, nécessitant une réévaluation rigoureuse pour assurer la transparence et la conformité aux procédures établies.

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