Le procès en diffamation entre Mame Mbaye Niang et Ousmane Sonko pourrait être révisé.

La possible réouverture du procès en diffamation entre l’ancien ministre du Tourisme, Mame Mbaye Niang, et l’actuel Premier ministre, Ousmane Sonko, pourrait se profiler suite à la publication d’un rapport définitif par la Cour des comptes sur la gestion du Programme des domaines agricoles communautaires (Prodac) pour la période 2018-2021. Ce rapport pourrait introduire des éléments nouveaux susceptibles d’influencer la procédure judiciaire initialement clôturée par une condamnation de Sonko à six mois de prison avec sursis et 200 millions de FCFA de dommages et intérêts, rendant ce dernier inéligible lors des dernières élections présidentielles.

Selon l’article 251 du Code de procédure pénale, le président du tribunal peut ordonner des actes d’information supplémentaires si de nouveaux éléments émergent postérieurement à la clôture de l’instruction. Ce cadre législatif pourrait donc ouvrir la porte à une réévaluation du dossier.

Le rapport de la Cour des comptes, révélé le 30 avril 2023, critique notamment le non-respect des procédures d’appel d’offres dans le contrat signé avec l’entreprise israélienne Green 2000 pour l’exécution de la première phase du Prodac, un contrat supervisé par Mame Mbaye Niang. Cette révélation remet en question les affirmations antérieures de Niang, qui niait toute faute dans sa gestion du programme.

Amadou Ba, ancien ministre de l’Économie, avait confirmé en juin 2018 l’existence d’un rapport provisoire de l’Inspection générale des Finances (IGF) concernant cette affaire. Cependant, ce document est resté introuvable après les multiples remous politiques et judiciaires suivant la révélation de son existence.

L’affaire entre Niang et Sonko avait déjà suscité d’importantes tensions, aboutissant à des manifestations violentes et des pertes tant matérielles qu’humaines.

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