Un ASP se fait passer pour l’Aide de Camp de Macky Sall

M.R.D. a été appelé hier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. En prison depuis le 9 février, l’ASP se faisait passer pour l’aide de Camp du chef de l’Etat le général Meissa Sellé Ndiaye et le ministre Birame Faye. Il a même cherché à impressionner l’astronome Maram Kairé, en lui faisant croire qu’il est le général Meissa S. Ndiaye.

C’est avec des regrets que M. R. D. s’est présenté hier, devant la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. L’ASP qui est jugé devant la barre de cette juridiction pénale, est poursuivi pour usurpation d’identité numérique et usurpation de fonction. Il se faisait passer pour Birame Faye, ex-directeur général de l’Agence d’assistance à la sécurité de proximité (Asp), devenu ministre de l’Artisanat ou le général Meïssa Sellé Ndiaye, aide de camp du Président de la République.

Même l’astronome sénégalais Maram Kairé n’a pas été épargné par sa folie. Pour parvenir à ses fins, celui-ci, chargé de la logistique et gérant la flotte au niveau de l’asp, a utilisé un numéro de fonction. Avec ce numéro, il a créé un compte whatsapp intitulé « République du Sénégal ». Il était attribué à l’ex DG Birame Faye. Mais, Mamadou Rassoul Faye s’est abstenu de désinstaller l’application whatsapp installée avec ce numéro. Ne pouvant pas se rapprocher de l’astronome qu’il suivait dit-il, il a eu l’idée, sur un coup de tête de lui envoyer un message en utilisant ce numéro de fonction.

Se faisant passer pour le général Meissa Sellé Ndiaye, il lui envoie un message en lui disant : « je vais vous envoyer un CV si le profil vous intéresse vous pouvez le recruter. Le cas contraire, vous pouvez laisser tomber ». Au bout de deux semaines, l’astronome lui répond en lui demandant de voir le Cv. L’ASP qui ne pouvait plus retourner en arrière lui envoie son propre CV. Mais Maram Kairé n’est pas tombé dans son piège. L’ayant démasqué il lui propose un appel vidéo mais celui-ci refuse.

Placé sous mandat de dépôt depuis le 9 février pour usurpation de fonction et usurpation d’identité numérique, Mamadou Rassoul Diouf a fait face hier, aux juges du tribunal des flagrants délits de Dakar. A la barre, il a reconnu avoir envoyé un message à Maram Kairé.

« Je suivais Maram Kaire. Je l’ai appelé sans succès avec mon numéro personnel. Un jour, de retour de l’hôpital j’ai appelé en me présentant comme l’aide de camp président de la République, le General Meissa Niang ». A l’en croire, ce n’est qu’après qu’il s’est rendu compte de sa folie. S’il prétend n’avoir commis cette erreur qu’une seule fois, le président lui rappelle également qu’il a été retrouvé dans son portable, un message envoyé à un certain Abdou Mbaye et où il se faisait passer pour le ministre Birame Faye.

Celui-ci qui l’avait contacté en premier, lui disait : « M. Le ministre, la situation de Keur Massar est alarmante. Il faut aviser le président de la République ». Et le prévenu de lui répondre : « il ne faut pas baisser les bras. Keur Massar sera renforcé ». Mais, il persiste dans ses dénégations en affirmant n’avoir jamais répondu à ce message.

A la suite du Maître des poursuites qui a requis l’application de la loi, les avocats de la défense ont sollicité une application bienveillante de la loi. « L’usurpation d’identité est incontestable. Mais l’usurpation de fonction n’est pas établi. En réalité, il a fait une déclaration mensongère mais n’a pas commis d’acte entrant dans la fonction ( gendarmerie). C’est quelqu’un qui a regretté. Il reconnaît avoir fait de la folie. La partie civile s’est désistée car il a compris. Il souffre d’une maladie incompatible avec le milieu carcéral. Tendez lui la perche c’est un délinquant primaire », a plaidé Me Moussa Diouf. Son confrère Me Ousseynou Fall précise : « L’erreur c’est d’avoir conservé le WhatsApp alors que Birame Faye utilisait le numéro ».

Au terme de leurs plaidoiries, le tribunal qui a relaxé M.R. D. du délit de d’usurpation de fonction a reconnu celui-ci coupable du chef d’usurpation d’identité numérique. Il a écopé d’une peine d’emprisonnement de 2 ans assortis du sursis.

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