Indemnités, Gestion Des Fonds Communs, Hiérarchisation : Ces Revendications De L’untj

Indemnités, gestion des fonds communs, hiérarchisation : Ces revendications de l’UNTJ
L’Union nationale des travailleurs de la justice (UNTJ) a fait face à la presse, pour dénoncer les questions statutaires et indemnitaires qui ne trouvent toujours pas de réponse de la part de l’autorité de tutelle. Mais aussi la gestion calamiteuse  des fonds communs des greffes que l’organisation syndicale n’a cessé de décrier et l’indifférence de la chancellerie face aux urgences et doléances des travailleurs de la justice. 

Les questions statutaires et indemnitaires sont  restées en l’état, depuis 2011, nonobstant  la signature du décret n°2019-575 du 5 février 2019 modifiant celui du n°2011-509 du 12 avril 2011 portant statut particulier du cadre des fonctionnaires de la justice et complété par le décret n°2019-413 du 30 janvier 2019 portant création du Centre de formation judiciaire et fixant ses règles d’organisation et de fonctionnement.

En termes clairs,  la moindre mesure n’a pas été prise par le gouvernement pour la mise en œuvre de ses engagements, selon ces travailleurs.  
Relèvement des hiérarchies
Le décret devant porter création d’un nouveau corps des assistants des greffes et parquets, et voir le relèvement des hiérarchies des différents corps qui composent ce cadre, n’est toujours pas appliqué.

En effet, les administrateurs des greffes (ADG)  devraient passer à la hiérarchie A1, les greffiers (A2), les interprètes judiciaires et AGP (B2).  «Certains administrateurs de greffes sont décédés sans jouir de leur nouveau statut, d’autres sont admis à la retraite dans les mêmes circonstances. Il faut noter que des dispositions de ce même décret ont été appliquées dans le cadre du recrutement des greffiers, relevant le niveau du baccalauréat à la Licence. Cette situation est d’autant plus préoccupante que, dans quelques mois, la première promotion de greffiers recrutés sur la base de la Licence, va bientôt sortir et jusque-là, c’est le statu quo,  autrement dit, aucune disposition n’a été prise pour régulariser la situation des greffiers déjà en service dans les juridictions et autres lieux d’affectation, selon toujours l’UNTJ. 

«Ceci  risque d’installer une situation incongrue, un précédent dangereux en matière d’équité  dans la Fonction publique sénégalaise».
Ainsi, l’UNTJ en appelle à la responsabilité de l’État, pour prendre les mesures idoines dans les plus brefs délais, afin de prévenir tout risque d’impasse qui pourrait en découler.
Sur les questions indemnitaires,  l’entité se sent laissée en rade, au moment où la quasi-totalité des corps de l’Administration générale sénégalaise bénéficie d’augmentations substantielles de salaire. «On exige la signature des actes réglementaires consacrant les primes allouées et l’octroi d’une indemnité de logement à tous les corps des fonctionnaires de la justice y ayant droit,  conformément à l’article 21 al 10 du décret précité qui les oblige à résider dans le ressort de leur juridiction d’exercice».
Fonds communs
Les fonds communs des greffes, une prime qui constitue la seule source de revenus complémentaires des travailleurs de la justice et qui participe à l’amélioration de leurs conditions de vie et d’existence, participent considérablement à la pacification de l’institution judiciaire, au grand bonheur des usagers de ce service public. 

Cependant, il  y a des dysfonctionnements notés dans la gestion. D’ailleurs, l’OFNAC  a été saisie d’une plainte pour dénoncer les irrégularités. «L’UNTJ dénonce  l’absence de contrôle rigoureux des montants recouvrés, exige une comptabilité périodique  pour la traçabilité des fonds et la publication de tous les légitimes ayants droit».
Le syndicat dénonce, en outre, l’absence du  ministre de tutelle, pendant la dernière cérémonie de remise de parchemins à la promotion sortante de greffiers.

L’invite au chef de l’État
Le président de la République Macky Sall est encore invité à  prendre à bras le corps les revendications des travailleurs de la justice, au risque de plonger ce secteur dans une instabilité qui pourrait porter atteinte à sa crédibilité et à son mythe légendaire. La justice est le dernier rempart contre l’arbitraire et l’injustice ; elle a besoin d’être bien perçue de l’intérieur comme de l’extérieur pour le maintien  de ses plateaux en équilibre.
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