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Prière sur la mer : Un don de Dieu accueilli avec humilité par Khadimou Rassoul

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L’administration coloniale était déterminée à éliminer Cheikh Ahmadou Bamba. Dans la matinée du samedi 21 septembre 1895 le Cheikh monta à bord d’un bateau du nom de « Ville de Pernambouc ». Une fois en mer, à l’heure de la prière de l’Asr (prière de14h),les colons lui firent savoir que c’était l’heure de prier et qu’il était astreint de le faire pour ne pas transgresser les règles de son Seigneur, mais qu’ils n’accepteraient pas non plus que la prière se fasse sur le bateau. Cheikh Ahmadou Bamba fut ainsi pris dans cet étau où il sortira vainqueur par la grâce de Dieu.

Le conseil privé de Saint-Louis, composé essentiellement d’administrateurs français, décida à l’unanimité des 10 juges de déporter Serigne Touba au Gabon en lui allouant ainsi une pension d’un montant de 50 Euros. Leur coupe était pleine et il leur fallait un plan de liquidation systématique du Cheikh qui constituait une véritable menace pour leur politique colonisatrice. On le fit monter à bord du bateau du nom de « Ville de Pernambouc le vendredi 19 mais ne quitta le port de Dakar que le samedi 21 septembre 1895.Après quelques heures en haute mer, survint l’heure de la prière de l’Asr (14h).L’idée de se débarrasser rapidement du Cheikh germait ainsi dans la tête des autorités coloniales. Ces dernières lui firent savoir que c’était l’heure de la prière et que s’il n’accomplissait pas ce rituel, il transgressait les règles de son Seigneur, mais que s’il priait sur leur bateau, il allait leur causer du tort. Ainsi, devant ce dilemme cornélien, le Cheikh était astreint à prendre la décision qui s’imposait sans causer de tort ni à son Seigneur encore moins aux propriétaires du bateau. C’est ainsi que Serigne Touba déclara « Ils m’ont jeté sur la mer par refus de la volonté divine et par haine. Mais le Généreux m’y a incontestablement comblé de sa grâce ». « Ils ont voulu m’humilier en me jetant sur la mer, heureusement que le Seigneur a dompté pour moi la plus houleuse des mers ». C’est ainsi que les anges de Badr le mirent sur sa peau de prière et l’installèrent sur les flots sans qu’il ne s’enfonce dans les eaux, selon le célèbre poète Serigne Moussa Kâ. Il accomplira prestement sa prière devant ses adversaires qui ne savaient plus à quel saint vouer leur sort. Mais ce qui rend cet événement intéressant et impressionnant d’un point de vue spirituel, c’est l’état d’esprit qui animait Serigne Touba. Il n’avait peur de personne et était doté d’une humilité spirituelle exceptionnelle corroborée par la Grâce qu’il avait reçue de son Seigneur. Aujourd’hui 124 ans, la communauté musulmane et celle mouride commémore 18 SAFAR 2018 au nom de ce grand SERVITEUR du PROPHETE MOHAMETH (Psl).

Senegal7

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