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Un entrepôt de la commission électorale attaqué dans l’est

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Les autorités congolaises ont affirmé qu’un nouvel entrepôt de la commission électorale avait été attaqué dimanche à une semaine des élections prévues en République démocratique du Congo où les autorités parlent de fermer les frontières le jour du vote.

Selon un porte-parole joint par l’AFP, l’armée a repoussé avec la police une attaque d’un groupe armé rebelle contre l’entrepôt de la Commission électorale nationale indépendante (Céni) à Beni, dans l’est du pays.

« Nos matériels sont intacts à l’intérieur (de l’entrepôt), dont 2.000 machines à voter et autres accessoires. Donc les élections auront toujours lieu ici (à Beni) le 23 décembre », a déclaré à un correspondant de l’AFP le chef d’antenne de la Céni à Beni, Deogratias Mbayahi.

Un incendie s’est déclaré dans la nuit de mercredi à jeudi dans un entrepôt de la Céni à Kinshasa. Le sinistre d’origine sans doute criminelle a détruit 80% des « machines à voter » destinéees à la capitale, selon la version des autorités.

Ces machines se présentent sous la forme d’un écran tactile qui doit servir à cliquer sur le nom des candidats et imprimer les bulletins le jour du vote. Une partie de l’opposition rejette cette procédure de vote.

Le ministre de l’Intérieur Henri Mova a indiqué qu’il allait appeler l’armée à la rescousse pour « faire des opérations de police » le jour des élections.

Afin de garantir « une sécurité maximale », « il est de tradition de fermer les frontières », a-t-il ajouté sur la radio Top Congo.

Ouverte le 22 novembre, la campagne électorale a été marquée cette semaine par des violences à Lubumbashi, Kalemie (sud-est) et Mbuji-Mayi (centre) faisant au moins cinq morts, selon des témoignages recueillis par l’AFP et un bilan d’ONG.

Les autorités nient tout décès en lien avec la campagne.

La Haut-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme a dénoncé ces violences commises à l’égard des candidats et militants de l’opposition.

Les ambassadeurs des États-Unis, du Canada, du Royaume Uni et de la Suisse à Kinshasa se sont déclarés vendredi « vivement préoccupés » dans un communiqué commun.

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